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"Les prix ont tendance à se stabiliser après avoir connu de fortes augmentations"
Indicateur Bertrand : Comment évolue le marché du neuf dans les Alpes ?
Serge Zanoletti : Le marché de l'habitat en résidence principale fonctionne très bien. Nous constatons une certaine réduction du marché locatif, les investisseurs passant de 50 à 30 % de parts du marché. Cette diminution est liée à la baisse de la rentabilité locative, sous la barre des 4 %, du fait de la hausse des prix de vente. Malgré tout, je pense que nous vendrons globalement plus cette année qu'en 2005. En Isère, par exemple, nous atteignons 2 000 lots vendus, contre 1 600 l'an dernier. En revanche, il est vrai que les primo-accédants rencontrent des difficultés pour accéder à la propriété. Ils ne représentent que 10 % environ de la clientèle et sont pour l'essentiel de jeunes couples d'ingénieurs ou de cadres, qui bénéficient de prêts à 0 % ou de l'aide de leurs parents pour se constituer un apport. Plus de la moitié des acquéreurs d'appartements neufs en ville sont des personnes qui ont dépassé les 60 ans et qui revendent leur maison pour se rapprocher du centre-ville et de ses commodités. Les jeunes couples continuent à plébisciter la maison.
I. B. : Les prix continuent-ils à augmenter ?
S. Z. : Les prix ont tendance à se stabiliser, mais après avoir connu de fortes augmentations. Il s'agit d'une stabilisation dans une fourchette haute. Pour 2006, nous enregistrons des progressions relativement uniformes, de l'ordre de 6 à 8 %, qui sont liées à des prestations techniques plus importantes, avec la mise en place de la RT 2005 et des exigences environnementales qui pèsent sur les coûts. En Isère et dans les deux Savoies, les prix oscillent désormais entre 3 000 et 3 400 e/m2, avec des exceptions plus élevées vers la frontière suisse.
I. B. : Qu'en est-il du marché de la résidence secondaire ?
S. Z. : C'est un marché assez calme, dans la mesure où les stations sont suffisamment construites et les prix élevés dans les villes. Il est un peu plus poussé à Annecy, où la clientèle étrangère est davantage présente, représentant environ 10 % des acquéreurs. Dans les stations, des opérations sont prévues pour loger les gens qui y vivent et y travaillent. Cela devrait représenter entre 800 et 1 000 logements destinés au logement des saisonniers. C'est un créneau très particulier, avec des hôteliers qui donnent mission afin de faire construire des hébergements pour leur personnel. Quant au marché de la résidence de tourisme, les promoteurs FPC y interviennent très peu, à l'exception de quelques nationaux. |