|
“L’approche de l’investisseur a changé”
Indicateur Bertrand : Vous proposez aux investisseurs des montages très sophistiqués. Quelles en sont les raisons ?
François Kliber : Nous étudions le marché, nous écoutons ce que souhaitent les investisseurs et nous créons ensuite des produits adaptés. Nous considérons que le besoin de l’investisseur évolue dans le temps. C’est encore plus vrai depuis ces trois dernières années. L’approche de l’investisseur a changé. Il recherche avant tout la flexibilité parce qu’il n’est jamais certain du lendemain. Il veut des solutions financières qui lui permettront éventuellement de modifier sa stratégie en cours de route. Au départ, il peut décider d’acheter en pensant revendre après 10 ou 15 ans. Et puis, en cours de route, décider de conserver son bien. Nous sommes là pour l’accompagner dans sa démarche. C’est à nous de nous adapter au besoin du client, pas à lui de s’adapter à nos produits. Nous considérons également que nous ne devons pas systématiquement l’enfermer dans un package complet. Notre prêt in fine s’adapte à n’importe quel produit de placement. Il peut s’agir du contrat d’assurance vie que l’investisseur possède déjà ou, s’il n’en a pas, nous pouvons lui proposer nos propres contrats.
I. B. : Pouvez-vous nous en dire plus sur Flexicrédit ?
F. K. : Ce prêt peut s’adresser à tout type d’investisseurs. Nous proposons notamment des durées d’amortissement qui vont jusqu’à 25 ans pour permettre, par exemple aux investisseurs jeunes de se constituer un patrimoine en ayant des mensualités relativement faibles. Sur le produit d’épargne, nous demandons 20 % du capital emprunté, sans rechargement. Pour ce qui concerne le prêt, celui-ci peut financer 100 % de l’opération. Il s’articule en deux temps. Durant la première période dont la durée maximale est de 15 ans, l’investisseur ne rembourse que les intérêts et les primes d’assurance. Au bout de cette première période, et même auparavant si le client le souhaite, plusieurs options sont possibles. Il peut décider de rembourser son prêt, soit avec le produit de la vente du bien, soit avec l’épargne accumulée sur le produit de placement adossé au crédit. S’il ne souhaite pas vendre ou s’il n’a pas assez de liquidités pour rembourser le prêt in fine, nous lui proposons d’amortir son prêt sur une durée de 10 ans. Le taux du prêt in fine qui est révisable se situe aujourd’hui à 3,95 %.
I. B. : Il s’agit d’un montage assez complexe. Est-il bien compris des investisseurs ? F. K. : Absolument. Les investisseurs intègrent parfaitement bien les ressorts de ce prêt. Il suffit de l’expliquer. Et à partir du moment où il offre une grande flexibilité et une bonne visibilité, il n’y a aucun problème. |