Magazine du 15/03/2006
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3 QUESTIONS À ALAIN CACHEUX - VICE-PRÉSIDENT HABITAT-LOGEMENT DE LILLE MÉTROPOLE COMMUNAUTÉ URBAINE, ADJOINT AU MAIRE DE LILLE
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"Un PLH nouvelle génération pour Lille"
Indicateur Bertrand : La Métropole souffre d'un grave déficit de foncier. Quels sont vos outils pour y remédier ?
Alain Cacheux : Il y a une insuffisance quantitative. 3 000 à 3 500 logements sont construits chaque année alors que les études menées ont affiché des besoins de 5 000 à 5 500 par an. Cela a pour conséquence une flambée des prix, une montée des demandes de logements dans la quasi-totalité des communes et des difficultés des maires pour y répondre, même quand il s'agit de demandes de jeunes qui habitent la commune et aimeraient y rester. La première piste que nous avons pour agir est d'acheter du foncier, notamment dans les zones d'extension urbaine. L'établissement public foncier régional a été mandaté pour mener une politique d'acquisition. Au gré des opportunités, Lille Métropole essaie aussi de préempter. Il y a ensuite plusieurs dizaines d'hectares potentiellement exploitables sur des friches industrielles ou urbaines. La troisième voie est plus financière. C'est la contribution de la communauté au déficit foncier des communes. La communauté urbaine, au travers de son budget foncier, a augmenté son crédit consacré à l'habitat. De 14 millions et demi d'euros en 2004, il est passé à 25 millions d'euros en 2005.
I. B. : Quels sont les objectifs du PLH adopté en décembre ?
A. C. : Ils sont ambitieux et nous ferons tout pour les atteindre, voire les dépasser. Sur 6 ans, nous souhaitons la construction de 2 000 logements sociaux hors ANRU, c'est-à-dire que je ne prends pas en compte les logements réhabilités ou démolis puis reconstruits.
I. B. : Ce PLH va-t-il réellement diminuer la crise ?
A. C. : Lille est une des premières agglomérations françaises à disposer d'un PLH "nouvelle génération". Il décline de fortes ambitions, associé à un budget significatif. Le budget annuel consacré au logement sera notamment augmenté pour dépasser à terme 40 millions d'euros. C'est la réponse de la communauté à la crise du logement que connaît notre métropole. Sa mise en oeuvre recèlera sans doute des difficultés. Mais il atteste de la volonté de la communauté de contribuer financièrement à la résorption de cette crise. rénovées et modernes |
Valérie Rochaix © Indicateur Bertrand
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