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Malgré des prix élevés, le marché immobilier de l'agglomération de Montpellier affiche toujours une santé presque insolente, mais qui exclut de plus en plus les jeunes ménages. Enquête.
Quand je pense que tout le monde nous regardait de travers quand nous avons lancé l'opération exceptionnelle de Saint-Charles à 2 700 €/m2 il y a trois ans, alors qu'aujourd'hui le prix moyen des opérations neuves à Montpellier a largement dépassé 3 000 €/m2 !". Directrice commerciale du Groupe Ellul, Karine Malric met en évidence la progression des prix de l'immobilier neuf. Au 2e trimestre 2005, le prix au m2 disponible était de 3 180 €, avec une fourchette comprise, pour 96 % du marché, entre 3 131 et 3 229 €/m2. Si l'on évoque un fléchissement des prix dans le secteur de l'existant, il faut se garder d'en tirer le même constat pour le neuf : "Les agents immobiliers ne cessent de dire depuis des mois que les prix des loyers et, dans la foulée, ceux de l'habitat ancien, se tassent, explique Marc Séchaud, Président régional de la Fédération des promoteursconstructeurs (FPC). Or, dans le neuf, il n'en est rien et les prix restent relativement élevés dans un contexte de demande soutenue". Les investisseurs, qui totalisent environ trois-quarts des ventes réalisées, tiennent le marché à bout de bras, sauf sur le segment des 4-pièces, qui ne représente que 10 % du marché destiné plutôt à une clientèle de résidence |