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Dans un marché qui présente tous les signes d'une bonne santé, Marseille ne perd pas la tête et se préoccupe de répondre à toutes les catégories de sa population.
Le meilleur moyen d'avoir une influence sur les prix, c'est d'augmenter l'offre, dans le secteur privé mais aussi dans le secteur public, estime Philippe Roux, Président de la Fédération de Provence des Promoteurs-Constructeurs et dirigeant de la Searim. En maîtrisant des fonciers via sa Sem, la ville vend des terrains à un coût moindre qu'ailleurs pour permettre aux promoteurs de produire des logements à des prix abordables pour les primo-accédants". L'offre de logements, Marseille en a bien besoin. Même si le volume des ventes de logements neufs du secteur privé est passé de 1 276 à 2 849 entre les années 2000 et 2003, l'année 2004 a enregistré un tassement, selon l'Observatoire immobilier de Provence (OIP). Début juillet, Marseille a lancé "six priorités pour le logement", avec la ferme intention de "généraliser l'accession à un prix maîtrisé inférieur à 2 400 €/m2". Très attractive depuis plusieurs années, la ville de Marseille ne reste pas inactive en matière d'habitat. Via sa société d'économie mixte, elle a maîtrisé de larges espaces fonciers qui ont permis d'aménager un très vaste parc urbain à travers les 10 ha du parc du 26e Centenaire. Ce faisant, elle a rendu possible la requalification d'anciens quartiers industriels en lançant des Zac comme celle de la Capelette ou du Rouet, à l'est de la ville. "C'est une très bonne politique dès l'instant où sur un programme, le foncier est maîtrisé par Marseille Aménagement pour permettre une vente de logements privés aux alentours de 2 500 €/m2, permettant ainsi aux cadres moyens d'accéder à la propriété, estime Gérard Niel, Directeur commercial régional de Marignan Habitat. Et 2 500 €/m2, ce n'est tout de même pas rien". |