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Le marché résidentiel se concentre à 40 % sur Lyon, mais l’Est lyonnais prend du galon, année après année, et assure le quart des mises en ventes. Cette tendance devrait s’amplifier sous l’effet de grands projets et de l’extension des moyens de transport. Par ailleurs, l’Est a la cote en raison de secteurs de rénovation urbaine permettant d’acquitter une TVA réduite. La plupart de ces territoires ont amorcé leur mutation de longue date, si bien qu’ils commencent à offrir un cadre attractif.
Tel est le cas de Vaulxen- Velin qui, après plus de dix ans d’efforts, s’est modelé un centre-ville animé de petits commerces et de copropriétés à taille humaine. Maintenant, la Ville s’attaque aux autres quartiers sensibles, notamment au Mas-du-Taureau où réside le tiers des Vaudais. “Nous recueillons la conjonction d’efforts de long terme sur la requalification urbaine et d’un dispositif de court terme, la TVA à 5,5 % qui rencontre un succès inespéré, confirme Jean-Claude Mathias, le directeur de l’Observatoire immobilier lyonnais, sans cacher sa surprise.
Personne n’envisageait un tel engouement pour ce type de quartiers. Les acquéreurs habitent déjà sur place ou reviennent sur les lieux après en être partis, parce qu’ils peuvent devenir propriétaires. Dans l’ensemble, ce sont des jeunes qui achètent un petit appartement pour le revendre quand la famille s’agrandira, alors que nous attendions plutôt une clientèle de seniors.” |