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Contrairement à une réglementation, qui est obligatoire, la HQE® est une démarche volontaire, fondée sur la responsabilité des acteurs, et en premier lieu, du maître d’ouvrage, du commanditaire de l’opération. Problème : si le tout le monde est d’accord pour être “bon pour l’environnement”, les préoccupations divergent sur ce point : l’un y verra surtout l’importance des matériaux, un autre les économies d’énergie et la lutte contre le réchauffement climatique, un troisième la qualité de la lumière, etc. Il faut donc se mettre d’accord sur un vocabulaire qui permette de parler des mêmes choses, pour se concentrer de manière claire et sans ambiguïté sur les objectifs à atteindre et les moyens d’y parvenir. C’est dans cette optique que l’Association HQE a mis en place un “référentiel”, qui offre un langage commun : les fameuses 14 cibles. Sont notamment inscrits dans ce référentiel la relation du bâtiment avec son environnement immédiat, un chantier à faibles nuisances, un confort d’été, la lutte contre le bruit, le renforcement du recours aux énergies renouvelables, la collecte des eaux pluviales pour l’alimentation des WC, le nettoyage, le jardin, etc.
Il faut également une méthode pour atteindre ces objectifs, pour faire collaborer toutes les professions mobilisées sur une construction. C’est là le deuxième volet de la HQE®, qui consiste en un mode de conduite des projets. “Depuis 2004,cette méthode est complétée par un système d’évaluation : la certification, explique Anne-Sophie Perrissin-Fabert. Ainsi, un tiers indépendant peut garantir le respect de la démarche.” Lancée début 2005 pour les bâtiments tertiaires à vocation de bureaux ou d’enseignement, la certification s’étendra progressivement à tous types de bâtiments. Elle existe également pour la maison individuelle et le logement. Son succès a été immédiat : le 31 décembre 2007, 128 opérations de bâtiments tertiaires, soit quelque 2 millions de m2, avaient décroché le sésame. Et actuellement, pas moins de 6 millions de m2 sont en cours de certification ! “Totalement dans l’air du temps, cette certification est un outil qui a fait ses preuves,séduisant aussi bien les particuliers que les grands groupes”, précise Anne-Sophie Perrissin-Fabert. La démarche HQE® s’adapte à tous les types de bâtiments, au neuf comme à la réhabilitation. En outre, sa souplesse dans le choix des objectifs lui permet de mieux coller aux réalités du terrain. En effet, pour obtenir la certification, nul besoin d’être très performant sur les 14 cibles. Le minimum, c’est trois cibles en niveau “très performant”, cinq en niveau “performant” et sept en niveau “base”. Pour un maître d’ouvrage qui n’a jamais construit de bâtiment avec la démarche HQE®, il est recommandé de visiter des opérations similaires à son projet. Ensuite, avant de chercher l’appui de professionnels, il est important de faire le point sur ses besoins. Quant au prix, un projet bien pensé en amont ne coûte pas forcément plus cher. Car si un projet HQE® demande un investissement de départ légèrement plus important pour bénéficier des matériaux et des équipements les plus performants, ce surcoût est rapidement amorti. Les besoins étant bien analysés, les économies à l’usage sont vite au rendez-vous. |