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Indicateur Bertrand : Comment se comporte le marché de la région de Montpellier ?
Xavier Longin : Pour plusieurs raisons, Montpellier est un marché que l’on pourrait qualifier de “protégé”, au regard de la croissance démographique de son territoire, mais aussi de la maîtrise de son aménagement urbain. Ceci dit, ces arguments ne sont pas propres à Montpellier et l’on pourrait tout aussi bien les transposer à d’autres secteurs géographiques. Un bémol, cependant : le fait de réguler une partie de la production via des logements à prix maîtrisés, des logements intermédiaires et des PLS, montre que le soutien de la collectivité est nécessaire à la bonne tenue du marché. Le pourcentage de la promotion immobilière neuve en Zac est encore conséquent, malgré une baisse par rapport à l’année précédente : 40 % pour 2007, contre 48 % en 2006. De Montpellier à Lunel en passant par le littoral, l’année 2007 s’est révélée très satisfaisante, malgré un taux de désistement en hausse. Désormais, la couronne hors Montpellier monte en puissance et la place de ces marchés périphériques progresse fortement. Le plus préoccupant, c’est le faible écart de prix (entre 3 000 et 3 300 e/m2 en moyenne) constaté entre des opérations commercialisées à Montpellier intra-muros et des programmes proposés sur le reste de la zone urbaine. Début 2008, nous observons un ralentissement du taux d’écoulement sur l’aire montpelliéraine. Si l’on ajoute à cela la question des enveloppes financières des acquéreurs occupants et des investisseurs, un autre paramètre de préoccupation se profile. Il semble désormais plus que probable d’avoir à constater la commercialisation de fins de programmes sous forme de stock physique. |