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“Nous aidons les jeunes et les ménages modestes à se loger”
Indicateur Bertrand : Quels types d'incitation ou d'aide Toulouse a-t-elle mis en place pour les accédants à la propriété ?
Jean-Luc Moudenc : Avec l'arrivée annuelle de 5 000 à 6 000 habitants, ma volonté est d'aider les ménages les plus modestes, et notamment les jeunes, à se loger. J'ai donc renforcé l'aide municipale en complément du prêt à 0% de l'État. A ce jour, 3 000 acquéreurs en ont bénéficié pour réaliser leur projet d'achat à Toulouse. Par ailleurs, pour favoriser la diversité de l'habitat, le PLU de la ville prévoit que 50 % des logements construits dans les quartiers nouveaux sont destinés à l'accession à la propriété.
I. B. : La réalisation de nouvelles zac dédiées à l'habitat suffit-elle à répondre à la demande de logements ?
J.-L. M. : Il suffit d'observer les opérations en cours à Toulouse. Environ 750 logements commencent de sortir de terre à Tibaous. Sur la zac des Ponts-Jumeaux, la construction de 1 200 logements débute bientôt, tandis que sur celle de Montaudran, les premiers travaux sont déjà en cours. Soit, à terme, 1 500 logements, dont 400 pour les étudiants. À Borderouge ouest et nord, nous allons débuter une nouvelle étape de la zac (1 750 logements), de même qu'à Paleficat et au Grand-Selve (650 logements programmés). Pour la zac Niel (550 logements à terme), un accord a été trouvé avec la Drac pour mener les fouilles architecturales. A Job, les livraisons de 630 logements s'achèvent cette année. À Bourrassol, les premiers seront livrés début 2009, tandis qu'à la Cartoucherie les travaux pour la réalisation de 2 750 logements - à terme - devraient commencer cette année. En outre, il existe plusieurs sites qui constitueront des zac potentielles le jour où leurs propriétaires actuels décideront de libérer les terrains. C'est le cas, par exemple, du CEAT à Jolimont.
I. B. : En quoi la politique de transport facilite-t-elle l'évolution urbaine de l'agglomération toulousaine ?
J. -L. M. : Logement et transports vont de pair et ne sont pas conçus l'un sans l'autre. Ainsi, des zones identifiées pour y établir des zac, comme la Marcaissonne du côté des routes de Revel et de Labège, qui présentent un potentiel important, ne pourront démarrer que lorsqu'elles seront desservies par des infrastructures de transport adaptées, comme par exemple des bus en site propre reliés au métro. |