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La pression sur les actifs n'enraye pas un marché immobilier toujours très recherché. Quant au projet Plaine du Var, il doit apporter un nouveau souffle économique. Enquête.
Non seulement le marché des Alpes-Maritimes aura traversé sans encombre l'année qui s'est achevée, mais il a fait plus, puisque les acteurs du secteur ont échangé leurs réflexions sur les outils à mettre en place afin de répondre à la demande non satisfaite. Cette dernière est notamment composée d'actifs locaux qui, en raison du niveau des prix, ne peuvent quasiment plus trouver d'offre adaptée. Les principaux paramètres du marché indiquent une stabilité des équilibres : "Il est évident que le marché des Alpes- Maritimes reste et restera atypique, en raison de l'origine de sa clientèle d'acquéreurs,composée pour une forte part d'acheteurs étrangers, explique Frédérique Combes, directrice régionale d'Espaces Immobiliers BNP Paribas. Ce qui a changé récemment, ce n'est pas un ralentissement des rythmes de ventes,que nous ressentirons cependant peut-être comme ailleurs en France, mais la motivation des acheteurs potentiels,qui bien que moins nombreux, finalisent plus souvent leur démarche qu'auparavant". C'est ce que confirme Cyrille Nottet, Directeur régional de Bouwfonds Marignan qui estime : "Que tant que la clientèle étrangère répondra présente, le marché restera stable". Au second trimestre 2007, l'Observatoire Immobilier Habitat Côte d'Azur relevait un recul des mises en vente depuis quatre trimestres consécutifs et une augmentation modérée des ventes en l'espace d'un an. Au total, le délai d'écoulement reste court, de neuf mois en moyenne. Pour le Groupe Adéquation, qui observe aussi le marché du logement neuf, la stabilité des indicateurs est évidente : mises en vente équivalentes sur cinq trimestres, stock linéaire, rythme de vente en hausse modérée et prix en faible progression (cf. interview Pascale Orlando). Loin des inquiétudes que l'on peut porter sur tel ou tel marché, les Alpes-Maritimes conservent une sérénité qui repose sur sa clientèle ; sans oublier pour autant la question, en voie de résolution partielle, de l'habitat des actifs dans le secteur neuf. |