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Quand le président du CNOA quitte son fauteuil parisien, c’est pour redevenir un professionnel comme les 28 000 inscrits au tableau de l’Ordre. Il a monté deux agences d’architecture en Bretagne et conçu le laboratoire de l’INRA et pas mal de logements, dont les Belles de Vilaine à Rennes. Auparavant, durant une vingtaine d’années, Lionel Dunet s’était associé à François Debulois et à Jean Guervilly, le maître d’oeuvre du palais des Sports de Toulouse, en compétition pour l’Equerre d’Argent 2007. Comme la plupart de ses confrères, l’architecte s’est confectionné sa “maison d’architecte” :“Une coque ancienne à l’extérieur dont je n’ai gardé que deux murs et un plancher à l’intérieur”, révèle-t-il. Cet amateur de nature bretonne regrette “le mitage progressif du paysage par les maisons individuelles”. Positif est au contraire son regard sur le panorama que donne la tour Montparnasse, dans laquelle le CNOA a son siège au 47e étage : “Un vrai décor d’architecte à la vision exceptionnelle sur la ville”. Faut-il aller jusqu’au retour des très grandes hauteurs à Paris ? “Oui à La Défense, mais le baron Haussmann a donné une échelle à Paris qu’on n’a pas envie de perturber”. Ce débat n’a pas fini d’alimenter la chronique. |