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Indicateur Bertrand : Quel regard portez-vous sur l'évolution du marché de la maison individuelle ?
Dominique Duperret : La maison neuve individuelle se porte bien depuis maintenant 12 ans, même si la commercialisation a connu, en 2007, un léger tassement par rapport à 2006 : moins 4% environ avec 200 000 maisons. Ce recul s’explique par la difficulté d’accès des primoaccédants à la propriété. Depuis quelques années, le marché de la maison individuelle se répartissait ainsi : 70 % de ventes aux primoaccédants et 30 % aux secondo-accédants. Aujourd’hui nous sommes dans un rapport plus proche du 50/50 et cette tendance devrait se confirmer en 2008. Avec la question de la solvabilité des primo-accédants, les constructeurs sont condamnés à faire des efforts de rationalisation et de prix maîtrisés.
I. B. : Quel est l’enjeu principal ?
D. D. : La maison individuelle est face à l’enjeu de la maîtrise énergétique, de tout ce qui touche à la conception bioclimatique, à l’utilisation des énergies naturelles, celle du soleil avec le chauffage solaire et celle du sol avec la géothermie. C’est un véritable défi pour les constructeurs, d’autant qu’avec le Grenelle de l’Environnement, nous serons dans l’obligation de construire des maisons à basse consommation. Le challenge des constructeurs est aujourd’hui de proposer une maison économe en énergie et accessible à tous.
I. B. : Quelles sont les autres tendances ? D. D. : La différence de coût entre les constructions dites innovantes, comme les ossatures bois et les constructions traditionnelles devrait commencer à se réduire. L’existence de ces deux filières crée une saine émulation. D’autres manières de construire vont également s’imposer, je pense notamment à la structure tridimensionnelle : une maison déjà toute bâtie qui arrive sur un camion et qui est posée sur un socle construit au préalable.
*Union Nationale des Constructeurs de Maisons Individuelles |