|
“Avec un spécialiste, nous mettons en place le Diagnostic confiance sécurité"
Indicateur Bertrand : Quel est le rôle de Promotelec en matière de sécurité électrique dans l'habitat ?
Bruno Gendron : Nous sommes une association de promotion de la sécurité électrique. Nous expliquons et nous "vulgarisons" la norme NF C 15-100, qui régit les installations électriques dans l'habitat. Nous avons un rôle de recommandation et d'incitation et non d'obligation. Concernant les logements anciens, nous sensibilisons leurs occupants aux risques que peuvent représenter leurs installations électriques. Ces dernières vieillissent, en fonction de leur utilisation et de l'usure naturelle des matériaux. Une installation conforme il y a trente ans peut ainsi être dangereuse aujourd'hui. En "cause", la multiplication des appareils électroménagers, l'augmentation des puissances consommées... Près de 50% des logements construits avant 1974 ne sont plus conformes aux normes de sécurité électrique.
I. B. : Qu'est-ce que le Diagnostic confiance sécurité ?
B. G. : Nous partons du principe que "mieux vaut prévenir que guérir" ! C'est pourquoi nous proposons un diagnostic de l'installation qui consiste à faire venir un spécialiste sur place. Ce dernier va ausculter toutes les pièces du logement, et vérifier jusqu'à 53 points, sans déplacer de meuble ni rien démonter. A l'issue de la visite, il vous remet la synthèse de l'état de votre installation, ainsi qu'un guide vous expliquant point par point les risques encourus pour chaque anomalie constatée et les mesures à prendre. Si le diagnostic révèle des anomalies, celles-ci sont évaluées selon leur degré de gravité. Du niveau A ("risques graves - mesures urgentes à prendre) à C ("risque potentiel faible - des améliorations permettraient de répondre mieux aux standards actuels").
I. B. : Quels sont les principaux risques à combattre pour assurer la sécurité électrique d'un logement ?
B. G. : Il est toujours difficile de connaître les causes précises des accidents. Mais notre expérience nous conduit à recenser les anomalies les plus fréquemment constatées. Ainsi, 88 % des logements qui ont fait l'objet d'un diagnostic volontaire ont au moins une anomalie dans leur salle de bains ! 75 % ont une anomalie au niveau du tableau électrique, et 75 % du matériel vétuste, par exemple des prises de courant en porcelaine. |