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Indicateur Bertrand : Comment permettre aux jeunes ménages d'accéder à des logements à prix accessibles ?
Jean-Luc Moudenc : J'ai voulu que l'accès au logement soit une priorité de la Mairie de Toulouse. Cet engagement se traduit par une augmentation de la production de logements sur le territoire de la commune. La hausse des autorisations de logements est significative : 4 200 en 2006 contre 2 750 en 2005, soit une progression de 55 %. Chiffre auquel s'ajoutent 782 logements en résidence de tourisme ou résidence étudiante. Pour soutenir les ménages primo-accédants, j'ai décidé, en février 2005, de renforcer l'aide financière municipale en complément du prêt à 0% de l'Etat. A ce jour, près de 2 500 bénéficiaires ont reçu plus de 14, 5 millions d'euros d'aide municipale. Enfin, j'ai demandé aux promoteurs de réserver 50 % des logements construits dans les nouveaux quartiers à l'accession à la propriété.
I. B. : Quelle politique foncière mettez-vous en place pour diversifier l'offre de logements ?
J.-L. M. : Au plan de l'Agglomération du Grand Toulouse, l'Etablissement Public Foncier Local, créé en mars 2007, aura pour rôle principal de maîtriser des parcelles, afin de pouvoir réaliser davantage de logements sociaux. Pour sa part, la Mairie de Toulouse a une politique particulièrement volontariste en matière de diversification de l'habitat. Outre les 50 % de logements réservés à l'accession à la propriété dans les nouveaux quartiers, le Plan Local d'Urbanisme exige que 30 % des logements construits dans les nouveaux quartiers soient des logements sociaux. Pour les constructions hors Zac, depuis le 6 juillet 2007, 20 % de logements sociaux sont requis pour les opérations entre 1 500 et 3 000 m2 et 25 % au-delà, afin de permettre une répartition sur l'ensemble de la ville.
I. B. : Votre avis sur l'appel à l'organisation d'assises du Logement lancé par l'observatoire de l'immobilier toulousain ?
J.-L. M. : C'est une excellente idée et je participerai à ces assises. Toulouse doit en effet subvenir aux besoins de sa population actuelle et anticiper l'arrivée de 40 000 à 50 000 habitants supplémentaires d'ici 2020, dans des conditions de raréfaction du foncier disponible et avec le souci d'un développement durable et profitable à tous. Toute réflexion commune à l'ensemble des acteurs du secteur est la bienvenue. |