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Vous souhaitez un bon rendement immédiat et vous avez des impératifs de défiscalisation, les petites surfaces sont les plus appropriées à vos besoins. Pourquoi ? D’abord parce qu’elles représentent près des deux tiers du marché locatif actuel. Donc la demande est forte sur ce créneau. Et puis, le loyer moyen y est toujours plus élevé que pour les grands logements. Selon les derniers chiffres de la FNAIM, les petites surfaces (studios ou 1-pièce) se louent en moyenne 15,50 e/m2 alors que les 4 et 5-pièces affichent respectivement des moyennes à 9,4 e/m2 et 10,10 e/m2. “En centre-ville, la rentabilité locative d’un studio neuf avoisine les 4 % contre moins de 3 % pour les grands appartements”, constate Pascal Brasseur, directeur général de BNP Paribas Invest Immo. Ceci à condition évidemment qu’il soit bien placé. S’il se situe dans une ville universitaire, la proximité du campus et des transports s’impose. Si vous visez une clientèle de jeunes cadres dynamiques célibataires, investir à proximité d’un quartier d’affaires ou d’une future zone d’activités paraît plus opportun. Une erreur de localisation peut entraîner des périodes de vacance de locataires plus ou moins longues. De même en prenant l’option “studio ou 2-pièces”, vous vous exposez à un turn-over des locataires plus important. Tous les deux ans voire chaque année dans les villes universitaires. Outre les frais de remise en état plus récurrents, vous exposez donc à des vacances locatives plus fréquentes. Mis bout à bout, le nombre de jours non loués peut rogner le montant de vos revenus fonciers. Voire, si vous n’avez pas souscrit d’assurance contre la vacance des locataires ou si votre franchise est de trois mois, cela peut poser des problèmes de remboursement des mensualités de votre prêt. “Dans une entreprise, il y a des flux entrants et des flux sortants et en cas de coup dur, il faut être capable de faire face pendant un, deux ou trois mois. Et bien quand on investit dans l’immobilier c’est la même chose. Rien ne vous permet de dire que les loyers couvriront toujours les mensualités du crédit. Il faut donc ajuster sa surface en fonction de sa capacité à s’autofinancer en cas de coup dur”, conseille Mathieu Toulza-Dubonnet, dirigeant de MTD Finance, cabinet de gestion de patrimoine et de défiscalisation immobilière. En revanche, “si le particulier investisseur dispose d’un budget conséquent, l a tout intérêt à investir dans deux ou trois studios que dans un 4-pièces. En ne mettant pas tous ses oeufs dans le même panier, il minimise les risques de vacance locative”, suggère Patrick Champaud, directeur du marché de l’investissement locatif du Crédit Foncier. |