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Au Plessis-Robinson, où l'offre demeure d'une réelle ampleur dans la Cité Jardins, Franco Suisse attaque son 4e programme en cours sur la ville. "Nos acquéreurs ne sont pas des familles, mais souvent de jeunes seniors qui achètent par ailleurs un bien au soleil après la revente de leur maison, observe le promoteur. De plus en plus de Parisiens viennent nous voir, intéressés par le cadre verdoyant et des surfaces plus grandes. Ce ne sont pas des primo-accédants : les prix seraient trop élevés pour eux à 4 800 e environ le m2". A Levallois, les appartements sont encore moins à la portée du commun des mortels : dans une toute petite opération, le 3-pièces de 68 m2 vaut 626 000 e, mais il comporte un jardin et une terrasse de 30 m2. Un luxe dans cette ville dense. "Ce sont des biens de prestige", souligne-t-on chez Gefic, le commercialisateur du projet. Alors que les acquéreurs des 2 et 3-pièces habitent déjà Levallois, les autres sont provinciaux ou parfois étrangers.Ce programme leur donne l'occasion de réaliser un excellent investissement patrimonial". A Issy, Boulogne ou Courbevoie, le mètre carré frôle les 6 000 e et il n'est plus question de se reporter sur l'ancien puisque ses tarifs se superposent sur ceux du neuf. A Boulogne, par exemple, un bien ancien se négociait en moyenne 5 185 e/m2 l'an dernier alors que L'Artistic Palace, un programme neuf original de Cogedim, avec la façade préservée d'un cinéma des années 30, commence aujourd'hui à 5 750 e/m2. Presque du copié-collé ! A Montrouge, les prix approchent aussi 6 000 e/m2 hors parking : "Ce sont des Montrougiens qui achètent. C'est un micro marché d'acquéreurs qui adorent leur ville et ne veulent pas la quitter parce qu'elle est commerçante et à 10 mn de Montparnasse", remarque Sogeprom, le promoteur. Un léger ralentissement se fait sentir sur la ville depuis quelques jours : les jeunes cadres attendraient-ils un crédit d'impôts sur la résidence principale ? Les médias ont annoncé cette éventualité si une nouvelle majorité sortait des urnes… A Plaisir, pour s'offrir une maison du Domaine Windsor, il faut 460 000 e en poche et beaucoup de détermination en tête car les biens partent vite : le promoteur a écoulé une bonne partie de son programme en quatre mois. "C'est un produit très recherché sur le secteur, où les villes nouvelles sont importantes et les maisons individuelles rares, signale-t-il. La clientèle est diversifiée, mais ne comprend pas de primo-accédants. Les acquéreurs possèdent déjà un petit bien et réalisent une belle plus-value en le revendant".
Mais où sont donc les biens meilleur marché ?
Les budgets moyens peuvent trouver des réponses à leurs attentes à Colombes, où Cogedim propose les Jardins d'Aragon entre 3 700 et 4 400 e/m2. "Il faut être présent sur les communes peu saturées,martèle André Louis, le gérant de Sepimo. Selon moi, deux facteurs sont essentiels : une bonne adresse et la petite taille de l'opération.Une copropriété à taille humaine se revendra très bien parce qu'elle aura été correctement entretenue.En grande majorité, ce seront des propriétaires qui occuperont les lieux". Sepimo commercialise un petit programme dans le centre de Colombes : "Un bon emplacement dans un vrai centre-ville.Mais tout dépend de ce qu'on aime. Personnellement j'apprécie le neuf enserré dans l'ancien". Difficile tout de même de recruter une clientèle locale car les biens à la revente ne se négocient pas bien haut sur Colombes. A quelques pas, Expansiel lance un programme à Nanterre, dont l'équipe municipale veille sur la maîtrise des prix. Une opération à suivre d'autant que l'aménagement de terrasses en gazon derrière La Défense changera en partie la physionomie de la ville. Aux alentours de 4 000 e/m2, Bagneux va bientôt monter en puissance en partie grâce à l'arrivée du métro en 2015. Le réaménagement du quartier du Moulin Blanchard s'amorce dans le centre (300 logements programmés dont la moitié en accession) et une Opération de renouvellement urbain (ORU) donnera lieu à de l'habitat privé commercialisé en 2009 ; sur l'entrée d'Arcueil, la Zac Victor Hugo vient d'être actée fin mars pour accueillir des bureaux et 250 appartements. A Poissy et à Conflans, les prix surfent sur les 3 500 e/m2 et ils glissent à 3 000 e/m2 sur Mantes-la-Jolie. A Bonnières- sur-Seine, à 70 km de Paris, ils plongent même jusqu'à 2 700 e/m2. L'équation paraît limpide : plus les kilomètres de Paris augmentent, plus le prix des mètres carrés diminue.
Des encouragements pour accéder à la propriété.
Les Alto-Séquanais les plus modestes ont toujours la ressource de se tourner vers le "prêt logement 92", initié par le Conseil général pour compléter le prêt à 0 % national. Des conventions ont été signées avec sept établissements financiers : la Bred, le Crédit Foncier, le Crédit Mutuel, la Caisse d'Epargne d'Ile-de-France, le CIC, le Crédit Immobilier de France et le Crédit du Nord ; l'objectif est de donner suite à un millier de demandes par an. Le Département a également mis sur pied une opération-pilote de vente de ses HLM sur Suresnes et Le Plessis-Robinson. En janvier, une cinquantaine de ces biens avaient été cédés à leurs locataires et 200 dossiers étaient en cours. Autre pépite réservée aux locataires d'Icade Patrimoine, la première société foncière de logements intermédiaires en Ile-de-France : ce mois-ci, leur bailleur leur propose d'acquérir leur logement avec un package de services associés (prêt sans intérêt de 5 000, 8 000 ou 10 000 e selon leur ancienneté dans la location ainsi que garantie de rachat et de perte financière en cas d'aléas de la vie). Sur les Hauts-de-Seine, 270 appartements seront mis en vente et 140 sur les Yvelines tandis qu'une autre opération s'annonce pour octobre. En mai, fais ce qu'il te plait, dit-on. Donc aux locataires de choisir entre la location et l'accession à ces conditions préférentielles ! |