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Adopté le 10 janvier, le Programme local de l'habitat (PLH) du Grand Lyon table sur un potentiel de 40 000 logements et un rythme de construction entre 6 000 et 7 000 unités/ an. A l'heure actuelle, la communauté urbaine s'interroge sur les moyens d'éviter le décalage entre l'offre immobilière et les revenus des acquéreurs, sachant que 85 % de la production n'est en adéquation qu'avec 12 % des ménages. Un processus de travail est en route pour codifier l'accession sociale, encore inexistante sur le Grand Lyon au-delà du prêt à 0 % national. Les villes de l'ouest sont appelées à accueillir une part croissante de l'habitat social et la plupart d'entre elles, comme Dardilly, Ecully ou Craponne, se sont engagées sur la voie du rééquilibrage. A cela s'associe une politique importante de requalification urbaine des quartiers marginalisés : 23 secteurs prioritaires ont été identifiés, dont 18 en périphérie. Sur le segment de l'ancien, la tendance demeure à la hausse des prix. "L'augmentation a atteint une moyenne de 12,4 % dans le département entre le 1er octobre 2005 et le 30 septembre 2006 pour un niveau de 2 900 e/m2", rappelle maître Guérin, président de la Chambre du Rhône. Des écarts sont cependant sensibles entre, par exemple, la Presqu'île (16,6 %), Villeurbanne (15,4 %), Décines (11,23 %) et Bron (9 %).
Sage croissance des prix.
"En revanche,le marché du neuf a été plus sage, poursuit le notaire, sur Bron, les prix ont même baissé." A Villeurbanne, un secteur très recherché dans le neuf, la croissance a été de 11,8 % pour un prix au mètre carré aux alentours de 2 800 e. Décines : 11 % (2 640 e), Caluire 13,4 % (3 440 e)… Dans l'ensemble, les 2 et 3-pièces sont les plus vendus, les grands appartements se montrant plus rares. Le prix du terrain à bâtir est toujours très élevé, de l'ordre de 150 000 e en moyenne dans l'Est lyonnais et de 190 000 e dans le Val de Saône. La maison ancienne se négocie dans les 300 000 eà Saint- Priest et à Décines, mais vaut facilement le double à Dardilly. |