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Grâce à une offre plus complète, à des implantations dans de nouveaux secteurs et à la politique de la Ville, l'immobilier neuf affiche une belle santé à Marseille. Tandis que du côté du pays d'Aix, le marché reste restreint et convoité.
"Nous ne sommes plus dans un marché de pénurie !"Ce constat dressé par Philippe Roux, président de la FPC Provence et responsable de la société de promotion Searim, s'appuie sur le bilan 2006, ou en tout cas les premières tendances, dressé par l'Observatoire Immobilier de Provence. En termes de mises en vente, les Bouches-du-Rhône sont passées de 5 722 en 2005 à 7 352 logements en 2006. Les ventes ont elles aussi progressé, ce qui constitue un point encourageant sur les capacités du marché : de 4 568, elles sont passées à 5 550 en 2006. En ne progressant pas cependant dans les mêmes proportions que les mises en vente, le niveau des ventes contribue à faire augmenter le niveau du stock, qui passe de 2 201 à 3 935 logements en l'espace d'un an. "Deux lectures sont possibles, suggère Philippe Roux. En valeur absolue, les ventes progressent sur le département d'un millier de logements supplémentaires mais l'offre aussi croît fortement, passant de 186 programmes en 2005 à 285 en 2006, tous programmes compris." Ce ralentissement du rythme des ventes que l'on devine à travers les chiffres se confirme à Marseille où les mises en vente sont passées de 2 601 à 4 305 logements en un an avec un stock aujourd'hui établi à 2 380 logements, de l'ordre de 10 mois de ventes contre 5 auparavant. "Depuis septembre, nous sentons une petite cassure en matière de rythme de commercialisation mais en réalité, et ce n'est pas paradoxal au regard des mises en vente, nous réalisons à période comparable plus de ventes, observe Alain Vallet, directeur du développement chez Les Nouveaux Constructeurs, à Marseille. Les prix variant de 2 500 à 5 000 e/m2,nous constatons que les acheteurs bloquent parfois en terme d'acceptation de niveau de prix car Marseille reste encore pour une grande part un marché constitué d'acheteurs locaux." |