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Quel que soit votre âge, vous disposez d'une gamme étendue de crédits, à taux fixe ou révisable, à échéances constantes ou modulables. Et si vous avez un bon apport, vous pouvez même profiter des meilleurs taux du marché. Mais si vous avez passé la cinquantaine ou la soixantaine, la durée de remboursement de votre crédit sera forcément raccourcie par rapport à un emprunteur de 30 ans qui peut aujourd'hui emprunter sur 25, 30, voir 50 ans. D'autant que les banques exigent généralement - et c'est votre intérêt - la souscription d'un contrat d'assurance décès-invalidité. En principe, les contrats groupes des banques permettent de rembourser jusqu'à 70 ans. Cela signifie que si vous empruntez à 60 ans, vous n'aurez qu'une dizaine d'années pour rembourser. Compte tenu de la montée des prix de l'immobilier, votre capacité d'endettement ne vous le permet peut-être pas. Même avec un bon apport. D'où la difficulté d'emprunter passé un certain âge. Reste que les banques ont trouvé la parade, associant à leurs crédits des contrats d'assurance décès spécifiques aux seniors. Dans un tel cas, il est parfois possible de rembourser un emprunt jusqu'à 80, voire 85 ans. Compte tenu de l'augmentation du risque, cette possibilité a un coût relativement élevé.
Contrat essentiel.
Vous assurer est une précaution indispensable puisque la garantie évite, le cas échéant, à vos héritiers de rembourser le crédit à votre place. Les contrats proposés par les banques couvrent le plus souvent trois risques : le décès, l'invalidité totale et définitive et, de façon parfois facultative, l'incapacité temporaire. En cas de disparition, c'est la compagnie d'assurances qui prendra en charge le remboursement intégral du capital restant dû à la banque. Attention : tout dépend cependant de la couverture prise. Si vous êtes un couple, prévoyez une couverture à 100 % sur chaque tête. Car si vous optez pour une garantie sur une seule tête, votre conjoint sera tenu de continuer à rembourser sa part. La couverture est identique lorsque l'emprunteur est reconnu en invalidité permanente et définitive, c'est-à-dire lorsqu'il ne lui est plus possible de travailler ou qu'il nécessite quotidiennement les soins d'une tierce personne. L'incapacité temporaire de travail - lorsqu'elle est couverte - prend en charge après un délai de carence (90 jours en moyenne), les mensualités de remboursement durant un certain temps. |