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L'arrivée du TGV a renforcé cette dimension de capitale des échanges du nord de l'Europe. Avec 120 ha de terrains militaires en plein centre-ville, Lille a pu faire pénétrer le TGV en coeur de ville et y développer un nouveau quartier d'activités, Euralille. Aujourd'hui, les tours Crédit Lyonnais, Lille- Europe, l'Atrium, la cité des affaires ou encore Eurocity offrent plus de 80 000 m2 de bureaux auxquels s'ajoutent 120 boutiques et les 7 ha d'espaces verts du parc Henri Matisse, pour se détendre à la pause déjeuner. Le renouveau qui souffle sur toute la ville se concrétise dans des événements culturels d'envergure internationale, comme Lille 3000, qui a mis l'Inde à l'honneur dans des expositions, parades, spectacles et fêtes ayant attiré des dizaines de milliers de visiteurs dans la métropole. Lille est aujourd'hui à une demi-heure de Bruxelles, moins de deux heures de Londres et une heure de Paris par le TGV. Elle offre une alternative aux entreprises qui peuvent s'y installer à moindre coût. L'image de la ville a considérablement évolué : elle ne cesse de faire de nouveaux adeptes et a gagné 12 000 nouveaux habitants au cours de la dernière décennie. "Avec des projets comme Euralille, notre métropole a connu un décollage important et elle enregistre aujourd'hui une demande croissante", estime Jean-Philippe François, chez Bouwfonds Marignan. Demande accrue et foncier composé d'anciennes emprises industrielles dont la reconversion engendre un surcoût : les ingrédients sont réunis pour donner des prix élevés dans toute la métropole. A Lille intramuros, les prix de l'ancien s'établissent aujourd'hui à 2 310 e/m2 et ont enregistré une progression annuelle de 14,3 % en 2006. Du côté du neuf, la moyenne s'établit à 3 200 e/m2, qui peuvent grimper à 4 000 e/m2 en coeur de ville.
Jouer la diversité sociale.
Le projet urbain sera-t-il en mesure de desserrer l'étau en augmentant l'offre, notamment en direction des ménages les plus modestes ? C'est en tout cas l'un de ses objectifs affichés. "L'une des caractéristiques de notre projet urbain est de jouer à fond la diversité sociale. Une partie des vieux logements sociaux détruits à Lille sud seront reconstruits dans d'autres quartiers et les 3 000 logements neufs réalisés d'ici 2012 permettront une vraie mixité sociale,avec du locatif et de l'accession aidés", assure Alain Cacheux. Une politique qui trouve un écho favorable du côté des promoteurs : "Nous sommes tout à fait favorables au renouvellement urbain et à la mixité sociale, à condition de parvenir à un équilibre qui ne pénalise pas trop l'accession libre. Même si la communauté urbaine a une politique de maîtrise des prix du foncier, cela ne suffit pas à absorber les surcoûts considérables entraînés par exemple par les exigences du développement durable", nuance Jean-Michel Sède, président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC) régionale. |