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Prix élevés obligent, nombreux sont les Franciliens à choisir des communes de plus en plus éloignées de la capitale pour vivre. La condition d'une "migration" réussie ? Des transports performants, la qualité de vie en plus. Visite guidée.
Le prix du foncier mais aussi la cohérence de la politique de la ville sont essentiels pour l'avenir de l'Ile-de-France, le plus grand bassin de vie et d'emplois du pays. Aujourd'hui, la seule logique qui règne sur le marché immobilier est celle de l'éloignement : Paris est devenu inaccessible à un grand nombre de ménages et, en première couronne, la même spirale est entamée. Les acquéreurs aux revenus moyens vont donc voir ailleurs, en deuxième couronne, de plus en plus loin. Mais ce qu'ils gagnent en prix au mètre carré passe en budget transport, en particulier lorsque le secteur est mal desservi en transports en commun et qu'il faut deux voitures. Un prix qui se traduit également, pour la collectivité, en termes d'augmentation de la pollution, d'embouteillages, de difficultés de stationnement, etc. Pour la Fédération des promoteurs-constructeurs : "Nous ne nous en sortirons pas sans une politique d'aménagement et d'équipement, à grande échelle et ambitieuse. Il faut que l'Etat investisse massivement pour créer de nouveaux pôles de développement urbain bien équipés, car d'ici 2030, il faudra loger un quart de ménages supplémentaires qui iront grossir les zones où l'emploi se concentre." |