Magazine du 01/01/2007
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L'AVIS DE BERNARD VORMS DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'ANIL (AGENCE NATIONALE POUR L'INFORMATION SUR LE LOGEMENT)
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Indicateur Bertrand : Avec la montée des prix de l'immobilier, sommes-nous arrivés à la limite de solvabilité des acquéreurs ?
Bernard Vorms : La hausse des prix n'est pas une exception française. D'une part les ménages consacrent une part croissante de leurs revenus au logement, ce que la baisse des prix des biens manufacturés - résultant des progrès de la productivité et de la mondialisation - permet, et d'autre part la baisse mondiale des taux provoque mécaniquement une augmentation des prix des logements lorsqu'elle n'est pas contrebalancée par une offre neuve suffisante. Seules les mesures qui jouent sur le volume de la construction neuve dans les zones tendues peuvent limiter ce phénomène. Les victimes en sont les primo-accédants qui éprouvent une difficulté croissante à franchir la première marche de l'accession à la propriété. En ce qui concerne les crédits sur 30 ou 35 ans, la baisse des taux rend l'allongement de durée très solvabilisateur. Pour le particulier, face à une opportunité d'achat, emprunter long peut être une décision judicieuse. Cela peut aussi être risqué pour les ménages qui ont les revenus les plus bas et donc des marges de manoeuvre réduites.
I. B. : En matière de prêt à 0 %, quel est l'impact des 15 000 e supplémentaires à partir de janvier ?
B. V. : Ces 15 000 e supplémentaires seront accordés à la condition que les collectivités locales attribuent elles-mêmes une aide à l'accédant. L'impact de ces mesures dépendra donc directement des décisions des collectivités locales. Cette mesure encourage et accompagne l'intervention croissante des collectivités locales dans le domaine, plutôt nouveau pour elles du domaine de l'accession |
Christine Lambert © Indicateur Bertrand
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